"> Arcade Fire - Funeral - Indiepoprock

Funeral


Un album de sorti en chez .

9

Il aura fallu plus d’un an à Win Butler et Régine Chassagne (les membres fondateurs de The Arcade Fire) pour mettre au point leur premier album. Et pendant tout ce temps, de nombreux évènements sont clairement venus influencer leur musique, à commencer par la perte de plusieurs personnes qui leur étaient proches. « Funeral » s’avère alors […]

Il aura fallu plus d’un an à Win Butler et Régine Chassagne (les membres fondateurs de The Arcade Fire) pour mettre au point leur premier album. Et pendant tout ce temps, de nombreux évènements sont clairement venus influencer leur musique, à commencer par la perte de plusieurs personnes qui leur étaient proches. « Funeral » s’avère alors être le résultat de ces épreuves qu’ils ont eu à traverser.

A l’image de l’éclectisme musical de Régine Chassagne (elle a appris en secret à jouer du piano, de la guitare, de l’accordéon, de la flûte, de l’harmonica,…), cet album semble refuser de se laisser enfermer dans un style bien défini. Si certains morceaux s’affirment résolument pop-rock (Neighborhood #4 Power Out) d’autres tirent vers le baroque (Wake up) avec des choeurs grandiloquents et des violons qui surplombent les guitares. Le superbe Crown of Love parait être l’exemple le plus parfait de la diversité d’ambiances qui sont créées en passant soudainement d’une atmosphère profondément romantique à un rythme frôlant la dance.

Mais s’il existe un point commun entre tous les morceaux, c’est bien cette espèce de paradoxe qui caractérise définitivement l’album. Les guitares apportent en effet une tonalité frénétique que viennent adoucir tour à tour les violons ou l’accordéon ; ce sont alors deux forces qui semblent se superposer, une profonde mélancolie (également marquée par les textes qui parlent majoritairement de la mort, de l’innocence perdue, etc…) à laquelle s’oppose une grande énergie, comme une volonté de survivre. Le tout est emporté par la voix sous tension de Win Butler, qui semble sur le point de se briser à tout moment, à la manière d’un Robert Smith.

Il y a donc dans cet album quelque chose de planant, d’ennivrant qui s’élève au dessus d’un tumulte de rythmes entrainants et efficaces qui savent parfaitement s’incruster dans les mémoires (l’intro de Neighborhood #2 Laïka). Funeral s’achève avec l’aérien In the back seat, dans lequel Régine Chassagne prend cette fois les commandes vocales, et semble soudain s’envoler, sans toutefois atteindre le niveau de sensibilité de son partenaire.

The Arcade Fire offre ainsi un album tout en emphase, qui se montre à la fois profondément touchant et dynamisant, dans lequel le lyrisme se mêle à la perfection à des passages beaucoup plus enlevés, parfois tout droit sortis de la pop des années 80. Un savoureux mélange.

Chroniqueur

Tracklist

  1. Neighborhood #1 (Tunnels)
  2. Neighborhood #2 (Laika)
  3. Une Annee Sans Lumiere
  4. Neighborhood #3 (Power Out)
  5. Neighborhood #4 (7 Kettles)
  6. Crown of Love
  7. Wake Up
  8. Haiti
  9. Rebellion (Lies)
  10. In the Backseat

La disco de Arcade Fire

70%

Reflektor

Everything Now5
50%

Everything Now

90%

Funeral

EP
0%

EP