"> Babyshambles - The Blinding E.P. - Indiepoprock

The Blinding E.P.


Un album de sorti en chez .

Si Down In Albion contenait son (relativement faible) nombre de morceaux entretenant l’espoir, The Blinding E.P., en cinq morceaux, annonce quasiment la fin de la folle croyance que le jeune mais déjà presque perdu songwriter recommencera à nous éblouir. Le titre nous encourage à ne nous concentrer que sur la musique, et à faire abstraction […]

Si Down In Albion contenait son (relativement faible) nombre de morceaux entretenant l’espoir, The Blinding E.P., en cinq morceaux, annonce quasiment la fin de la folle croyance que le jeune mais déjà presque perdu songwriter recommencera à nous éblouir.

Le titre nous encourage à ne nous concentrer que sur la musique, et à faire abstraction de tout le cirque médiatique, mais le son est tout simplement navrant, on sent poindre l’arnaque, le bâclé, le très net manque d’inspiration. Ces quelques minutes, non seulement ne parviennent pas à faire oublier la déchéance du leader décrépit, mais donnent même une idée précise de son état. Ce que l’on pouvait attendre de pire est là. D’une part, une sorte de remake abominable de ce que le junkie le plus célèbre de sa majesté expédiait avec talent et urgence dans le cocon des Libertines. D’autre part, une poursuite sur cet horrifique chemin menant au ska, reggae ou au rock festif…

On écoute une première fois par curiosité, avec un espoir et une crainte que l’on a du mal à contenir. On écoute une seconde fois car on a aimé Pete Doherty. La troisième écoute est celle du déni et de la recherche désespérée de quelque chose à sauver. Une braise au bord de s’éteindre sous ce tas de cendres, poudre pour une fois noire. Malheureusement plus on s’obstine et plus cette crasseuse déception nous recouvre couche par couche. L’intolérance ne provient pas de la qualité, l’ensemble des morceaux – à l’exception de I Wish, trop… facilement tagada-tsouin-tsouin dirons-nous – s‘écoutant sans difficulté (ni euphorie) ; elle vient du fait que l’on se rend bien compte qu’absolument plus rien de neuf n’est apporté, en dépit de la ridicule durée de la carrière du jeune homme. 

On connaît la recette, comme le gâteau au chocolat de grand-mère on l’adore, mais quand on ne prend pas le temps de le faire cuire c’est immangeable, même si on grimace un sourire les deux premières bouchées. Voyons le bon côté des choses : l’ex compagnon de Carl Barât, s’il survit, est le parfait candidat pour un « come back » triomphant dans un style guitare acoustique épurée et textes à fleur de peau. Ca, c’est uniquement pour ceux qui veulent garder espoir. Pour tous les autres…

Chroniqueur
  • Publication 250 vues17 mars 2007
  • Tags BabyshamblesEMI
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