"> Future Islands - People Who Aren't There Anymore - Indiepoprock

People Who Aren’t There Anymore


Un album de sorti en chez .

7

Le reour du groupe de Baltimore.

Le retour à des sonorités années 80 est depuis bien longtemps assimilé et n’est aujourd’hui qu’une caractéristique comme une autre. On dit ainsi fréquemment que Future Islands s’appuie sur ce type de canevas sonore et ce n’est effectivement pas « People Who Aren’t There Anymore » qui va rebattre les cartes, les synthés vintage s’en donnant à coeur joie dès l’inaugural King Of Sweden. Toutefois, à l’inverse d’autres formations comme Nation Of Language par exemple, le groupe de Samuel T. Herring, ce canevas sonore mis à part, ne cherche pas spécialement à s’inscrire dans des dynamiques et une écriture qui là encore fleurent bon les années new-wave, préférant trousser une pop qui, mélodiquement, s’en remet beaucoup à la voix de Samuel T. Herring, justement, qui se rapproche d’un véritable instrument à part entière,  et évolue toujours sur un tempo assez neutre.

Il n’y a alors pas loin pour dire que Future Islands, d’un album à l’autre, ne fait qu’élaborer des variations sur le même thème, avec plus ou moins de bonheur. Effectivement, entre « Singles », paru il y a déjà dix ans et qui avait permis au groupe d’asseoir sa notoriété et celui-ci, pas de différences majeures, bien qu’entre les deux disques, il y ait eu deux albums supplémentaires. Mais « Singles » reste la référence qui vient en tête en priorité en écoutant « People Who Aren’t There Anymore » pour le côté légèrement plus aérien des morceaux, moins prégnant sur « The Far Field » ou « As Long As You Are ». En soi, c’est plutôt une bonne nouvelle qu’un groupe rappelle ce qui, jusque-là, était ce qu’il avait fait de mieux, mais ce nouvel album peut aussi souffrir de la comparaison. On ne retrouve ainsi sur « People Who Aren’t There Anymore » aucune chanson qui puisse s’aligner à côté de Lighthouse ou Like The Moon, deux des meilleurs titres de « Singles ». Il y a même quelques moments où l’ennui domine quand les arrangements sont trop prévisibles, comme sur Corner Of My Eye, et ce malgré tous les efforts déployés par Samuel T. Herring.

Néanmoins, la plupart du temps, Future Islands parviennent à imprimer leur patte singulière. Le petit groove instillé mine de rien, encore une fois grâce à la voix de Samuel T. Herring, à The Thief est du meilleur effet. The Tower, bel exercice de pop song limpide au refrain évident séduit, Deep In The Night prend une touche lyrique solennelle. Bien sûr, les plus chagrins diront que « People Who Aren’t There Anymore » n’apporte rien de neuf, mais le groupe réussit quand même à entretenir la flamme et à cultiver un style, ce qui n’est déjà pas si mal.

Rédacteur en chef
  • Pas de concert en France ou Belgique pour le moment

Tracklist

  1. King of Sweden
  2. The Tower
  3. Deep In The Night
  4. Say Goodbye
  5. Give Me The Ghost Back
  6. Corner of My Eye
  7. The Thief
  8. Iris
  9. The Fight
  10. Peach
  11. The Sickness
  12. The Garden Wheel

La disco de Future Islands