"> I Like Trains - Elegies to Lessons Learnt - Indiepoprock

Elegies to Lessons Learnt


Un album de sorti en chez .

7

Les anglais d’iLiKETRAiNS font mieux qu’assurer le service minimum. Les voici de retour, un an à peine après nous avoir glacé le sang avec leur post-rock à la sauce cold-wave, pour ce qui peut être considéré comme leur premier album (le précédent « Progress Reform » ne contenait que sept titres). Si le quintet de Leeds a depuis […]

Les anglais d’iLiKETRAiNS font mieux qu’assurer le service minimum. Les voici de retour, un an à peine après nous avoir glacé le sang avec leur post-rock à la sauce cold-wave, pour ce qui peut être considéré comme leur premier album (le précédent « Progress Reform » ne contenait que sept titres). Si le quintet de Leeds a depuis signé chez une major, il continue de développer son attrait pour les destins tragiques et les leçons à tirer du passé comme le rappelle le titre donné à ce premier opus.

Après le champion d’échecs américain ou l’explorateur arctique, les Anglais ont choisi de mettre en lumière quelques sombres destins bien de chez eux. Il est donc notamment question du grand incendie de Londres (Twenty Five Sins), d’une épidémie de peste (We All Fall Down), de tentatives d’assassinat réussies (Spencer Perceval), simulées (Death of an Idealist) ou manquées (Voice of Reason)…bref une brochette d’événements tous plus dramatiques les uns que les autres, à vous foutre le bourdon à toute la joyeuse troupe d’I’m From Barcelona réunie. Pas un mince exploit.

S’appuyant sur le savoir-faire de Ken Thomas, producteur de Sigur Ros, iLiKETRAiNS construit ses morceaux de façon toujours plus ou moins identique. A une intro, à la fois sombre et calme où les riffs de guitares et la voix de Dave Martin créent une ambiance sépulcrale, répond une lente montée en puissance menée par une batterie martiale qui débouche inexorablement sur un final apocalyptico-post-rock. L’utilisation de cordes sur le superbe Come Over ajoute un degré supplémentaire à la noirceur ambiante tout comme le chant plaintif du cornet sur ce même morceau ou sur Death of an Idealist.

Avec son titre évocateur, Death is the End, le dernier titre de l’album, brille par la douce nostalgie s’écoulant de ses notes de piano, bientôt rejointes par quelques cordes sensibles et la voix de Dave Martin accompagnée de chœurs angéliques. On ne pouvait rêver plus beau final pour couronner le premier album de ces cheminots passés maîtres dans la prise d’otage mélo-dique.

Chroniqueur
  • Pas de concert en France ou Belgique pour le moment

Tracklist

  1. We All Fall Down
  2. Twenty Five Sins
  3. The Deception
  4. The Voice Of Reason
  5. Death Of An Idealist
  6. Remnants Of An Army
  7. We Go Hunting
  8. Come Over
  9. Spencer Perceval
  10. Epiphany
  11. Death Is The End

La disco de I Like Trains