"> I Like Trains - He Who Saw The Deep - Indiepoprock

He Who Saw The Deep


Un album de sorti en chez .

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On avait quitté I Like Trains il y à 2 ans sur une impression mitigée, suite à un EP explorant une nouvelle voie post-rock instrumentale qui ne collait pas bien avec tout ce que le groupe avait construit depuis ses débuts. L’arrivée d’un nouvel album allait être, on l’espère, le juge de paix chargé de […]

On avait quitté I Like Trains il y à 2 ans sur une impression mitigée, suite à un EP explorant une nouvelle voie post-rock instrumentale qui ne collait pas bien avec tout ce que le groupe avait construit depuis ses débuts. L’arrivée d’un nouvel album allait être, on l’espère, le juge de paix chargé de faire taire nos doutes.

Des doutes bien vite levés à l’écoute des premiers titres de « He Who Saw The Deep », en entendant notamment la voix caverneuse de Dave Martin faire écho au déluge de guitares inondant l’intro de When We Were Kings. Rien n’a changé et pourtant on a l’impression que ce n’est plus le même groupe que l’on a en fasse de nous. On ne parlera pas de virage pop, il ne faut pas exagérer, mais il y a dans cette nouvelle mouture du groupe de Leeds un je-ne-sais-quoi (en français dans le texte) qui dénote par rapport aux deux premiers albums.

A l’image d’une pochette arborant un joli blanc immaculé en fond, Dave Martin et sa bande ont semble t’il rééquilibré leur musique jusque là très sombre, pour ne pas dire funèbre, vers quelque chose de plus lumineux, de plus empathique aussi. Le groupe a également cherché à élargir les thèmes de ses chansons, jusque là quasi-exclusivement tournées vers des destins tragiques. Musicalement, on ne peut pas parler de révolution, la base reste toujours la même, à savoir des mélodies empreintes de mélancolie, flirtant avec le post-rock, l’ajout chirurgical et parcimonieux de cordes (These Feet of Clay ; A Divorce Before Marriage) et le chant sépulcral de Dave Martin. La différence avec les précédents albums vient surtout de la mise en avant de la batterie (Progress is a Snake) et d’un son de guitare de moins en moins post-rock et de plus en plus rock tout court, notamment sur la deuxième partie de l’album.

Nul doute que ces quelques changements, dont un nom plus lisible (I Like Trains en lieu et place de iLiKETRAiNS), ont pour but de casser leur image de groupe un peu autiste et ténébreux, et par la même occasion de séduire un auditoire plus large. On ne va certainement pas les blâmer si tel est le cas tant le résultat est probant et dans la lignée de leurs excellents premiers albums. Une valeur sûre.

Chroniqueur

La disco de I Like Trains