"> Mansfield.TYA - Corpo Inferno - Indiepoprock

Corpo Inferno


Un album de sorti en chez .

5

Avec ce 4ième album de notre duo nantais, nous voici, non pas en enfer mais dans de tristes limbes.

Difficile d’écorner ce joli duo local qu’on a aimé avec les réussis « June » et « Seules au bout de 23 secondes », alors tentons ici une nouvelle forme de chronique, la critique mi figue – mi raisin, un petit exercice de pleutre mais de nature à ménager les susceptibilités.

POUR

Ce qui plaira dans ce dernier disque de Julia et Carla, ce sont les références littéraires (Sodome et Gomorrhe), la part faite à la poésie (Les Contemplations), des chansons denses mais rétives qui nécessitent beaucoup d’efforts pour en apprécier toutes les nuances.  Une fois passée la (grande) résistance des premières écoutes, on appréciera toujours une belle richesse sonore (le violon et l’electro mais pas trop, de Carla), des textes crus et ciselés qui comme à l’habitude vous transportent dans un univers toujours si singulier (Bleu Lagon, Gilbert de Clerc, Le Monde du Silence). Il y a aussi évidemment, les intonations quasi chevrotantes de Julia qui distillent si joliment le spleen. Récitées (le marrant Dictionnaire Larousse) ou presque scandées (La Nuit Tombe), ces interprétations pleines de douce affliction saisissent à tous les coups.

CONTRE

Un côté élitiste dans ce « Corpo Inferno » qui le rend définitivement beaucoup trop à part. Pour certains, l’album sera vu comme trop expérimental et donc exclusif, sa première écoute provoquera au mieux un malaise, au pire un rejet inéluctable et rédhibitoire. La couverture est certes lumineuse et soit dit en passant une belle réussite (c’est l’œuvre de Théo Mercier et Erwan Fichou) mais que l’intérieur est sombre ! Au final, 1 seul des 14 titres apporte une lueur, Le Dictionnaire Larousse et il faut reconnaitre que la neurasthénie guettera celui qui multipliera les écoutes…

Chroniqueur

La disco de Mansfield.TYA