"> Orcas - Yearling - Indiepoprock

Yearling


Un album de sorti en chez .

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Auteurs d'un remarquable album éponyme en guise d'essai il y a deux ans, Benoît Pioulard et Rafael Anton Irisarri n'ont pas rendu les armes et profitent de l'appui infaillible du label allemand Morr Music pour valider leurs pérégrinations...

A l’époque où la première pierre du projet initié par la doublette Benoît Pioulard/Rafael Anton Irisarri fut posée, nombre d’éreinteurs voyaient déjà en Orcas un énième side-project parmi tant d’autres, scellant a tort ou a raison l’union éphémère de deux artistes comme on en recense actuellement à foison dans la sphère musicale indépendante. Art délicat du contre-pied ou non, le duo a choisi de prolonger sa collaboration par un deuxième album aussi soigné qu’inattendu, histoire de réaffirmer au passage le bien-fondé de leurs travaux.

Entre temps, l’audacieux Benoît Pioulard (Thomas Meluch à la ville) a publié un quatrième album solo magistral (« Hymnal ») tandis que, de son côté, Irisarri a mis ses expérimentations post-minimalistes au sein de The Slight Below entre parenthèses. En sa qualité de compositeur et multi-instrumentiste émérite, ce dernier a tranquillement peaufiné les contours de ce nouvel album, aidé dans sa tâche par le guitariste danois d’Efterklang Martyn Heyne et le batteur du groupe Telekinesis, Michael Lerner.

Outre l’apport de ces invités de marque, l’attrait principal d’Orcas réside en premier lieu sur l’alchimie parfaite entre ses deux concepteurs, établie par l’approche drone/ambient de l’un et la sensibilité folk lo-fi de l’autre. « Yearling » en est une nouvelle preuve irréfutable, où les sonorités organiques se mêlent gracieusement aux bribes électroniques, élevées toutes deux dans une efficience sans équivoque. Pour autant, on retiendra volontiers de ce nouvel effort l’espace plus conséquent accordé aux textes, là où la pureté des plages aphones s’imposait en majorité sur le précédent recueil. L’élément de preuve reste l’incontestable candeur du timbre de Pioulard, qui apporte justesse et puissance nécessaire pour sublimer la narration, donnant matière à des morceaux aussi élégants que subtils, parfois emplis d’une légèreté désarmante (Half Light, Capillaries, Filament). En revanche, le contraste est plus éloquent sur d’autres titres plus denses dans leur conception, plus riches dans leur superposition instrumentale mais qui, paradoxalement, s’avèrent bien moins éclatants (Infinite Stillness, Selah…).

Si « Yearling » s’éveille par l’apaisant Petrichor avant de s’éteindre dans des notes plus tumultueuses sur le dénommé Tell, l’oeuvre dans sa globalité demeure aisément convaincante, sans jamais vraiment dépasser le stade de la singularité. Malgré tout, Orcas confirme qu’il n’est pas qu’une banale réunion d’artisans inspirés, mais une formation qui aura probablement moult compositions à mettre encore en exergue dans un avenir proche. Et comme le veut finalement le précepte, jamais deux sans trois…

 

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Tracklist

  1. Petrichor
  2. Infinite Stillness
  3. Half Light
  4. Selah
  5. Capillaries
  6. An Absolute
  7. Filament
  8. Tell

La disco de Orcas

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