"> Syd Matters - A Whisper and a Sigh - Indiepoprock

A Whisper and a Sigh


Un album de sorti en chez .

Avec le premier prix du concours ?CQFD? (Ceux Qu?il Faut Découvrir) des Inrocks en poche, Syd Matters se devait d?assurer son nouveau statut de jeune espoir français en sortant son premier album. Voilà qui est désormais chose faite avec « A Whisper and a Sigh » raisonnant comme la confirmation de sa fraîche réputation. Dés […]

Avec le premier prix du concours ?CQFD? (Ceux Qu?il Faut Découvrir) des Inrocks en poche, Syd Matters se devait d?assurer son nouveau statut de jeune espoir français en sortant son premier album. Voilà qui est désormais chose faite avec « A Whisper and a Sigh » raisonnant comme la confirmation de sa fraîche réputation.

Dés les premiers titres, Syd Matters se met en valeur en misant sur des mélodies accrocheuses façonnées par une boîte à rythmes nappée de couches de clavier abondantes, le tout rappelle parfois les barbus de Grandaddy (notamment le fantaisiste « Stone Man »). Sur « Black & White Eyes », sa voix, plaisante et contrastée, est soutenue par une guitare acoustique au refrain commun et toujours aussi efficace. Malgré cela, ce début d?album ne semble pas vraiment dégager quelque chose de personnel et d?original, diverses influences se font ressentir et on a l?impression qu?il y a un désir de trop bien faire chez notre homme au niveau de l?instrumentation. Ces morceaux, bien que séduisants, manquent d?un véritable fil conducteur qui apporterait de la cohérence dans leur succession. Puis, comme tombé du ciel, arrive le mystérieux « Dead Machine » qui constitue une réelle cassure dans l’album, cassure qui laissera entrevoir quatre titres de fin tout simplement beaux et sincères. « Morpheus », très belle ballade acoustique, est à l?image de ce quatuor final lorsqu?elle nous dévoile un Syd Matters sans colorants ni additifs plus abstractif et plus émouvant qu?en ouverture. On se laisse bercer par le vibrant « Tired Young Man » qui clôtura l??uvre idéalement.

Syd Matters nous offre donc deux visages sur cet album, un emprunt de mélodies fortes et bariolées et un autre plus discret dans une lignée songwriting plutôt évasive évocatrice d?une recherche d?authenticité. Lequel saura vous charmer ?

Chroniqueur

Tracklist

  1. Automatic
  2. Black & White Eyes
  3. Battle of Olympus
  4. Stone Man
  5. Bones
  6. End & Start Again
  7. Dead Machine
  8. Morpheus
  9. Have a Nice Day
  10. Love & Sleep
  11. Tired Young Man