"> The Black Box Revelation - Highway Cruiser - Indiepoprock

Highway Cruiser


Un album de sorti en chez .

5

Du garage, du blues, du rock, aucune révolution, juste un bon moment !

Il est des styles que peu d’adeptes bousculeront. Le blues et le garage font partie de ceux-là, et Jon Spencer se trouve bien seul en tant que défricheur. Faute de briser les codes, nombre de groupes s’échinent à défendre un blues rock sale, simpliste et saturé qui suffit bien souvent à notre bonheur, moyennant un minimum d’intégrité.

S’évitant le piège d’une ambition trop haute dans la composition ou d’une passion vampirisante pour le vintage (tels des Auerbach ou White), Black Box Revelation, comme nombre de ses collègues, livre un garage blues direct, actuel et sans fioriture si ce n’est quelques accents stoner. « Highway Cruiser » se compose de 11 titres tous bien ficelés et efficaces, respectant les mêmes codes à la lettre, à tel point qu’on a du mal à percevoir la séparation des pistes. Mais tout de même, une influence un peu plus lointaine se dégage de la voix (et de son traitement aux platines) et des rythmiques pesantes des compositions, j’ai nommé Black Sabbath période « Paranoïd » et « Iron Man ».  Ceci associé à un jeu de guitare épuré à souhait et assez discret, donne un minimum de personnalité au rendu final.

Un titre se dégage de cette chape de plomb, le folkeux « Pounding Heart », pour lequel le groupe à coupé le compteur au profit d’une proximité plus grande avec son auditeur. Encore une fois, l’originalité n’est pas de mise, mais l’efficacité est indéniable, rappelant du Joseph Arthur ou du Seasick Steve (sobre).

Vous l’aurez compris la note moyenne accordée à « Highway Cruiser » reflète un bon album simple et direct, mais dont le respect maniaque (scolaire) des codes ne peut générer au mieux que du fun pour quiconque se retrouve dans ce style. Un album qui s’intégrera très bien, avec parcimonie dans une playlist rock sans prétention. Une vision toute personnelle pousse tout de même à trouver cette démarche plus appréciable que la fausse complexité mise en exergue par beaucoup de pseudo génies de la pop, qui bien souvent, en plus de s’enfoncer dans la désincarnation de leur propos, perdent la légèreté et l’insouciance, au contraire donc, de cet album qui nous occupe.

S’il ne devait en rester qu’un titre : I Can’t Find It.

 

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