"> The Drums - Encyclopedia - Indiepoprock

Encyclopedia


Un album de sorti en chez .

7

Il aura fallu trois longues années pour que The Drums livrent le successeur de "Portamento".

Il se dégage pourtant une forme d’urgence un peu brouillon lors de l’écoute du premier titre de l’album, Magic Mountain. Urgence peut-être  à justement catharsiser les trois dernières années et leur lots de bouleversements (le batteur Connor Hanwick a quitté le groupe assez brutalement, laissant seuls Pierce et son comparse guitariste Jacob Graham) . A ce sujet, Pierce dit:
Magic Mountain est le reflet de nos trois années passées. Elle porte sur le fait de se débarrasser de toute attache et de protéger ce qui est bon, de trouver un refuge loin de toute personne ou de toute chose qui veut te détruire.”
Le ton change du tout au tout juste après sur le quasi slow I Can’t Pretend. Soit une complainte pop gentiment psyché, sur laquelle on renoue volontiers avec le timbre éthéré et mélancolique de Pierce. On apprécie tout autant la reverb’ bien dosée si chère au groupe.
I Hope Time Doesn’t Change Him est une ballade aux accents rétros, plutôt inoffensive mais pas désagréable. Passons au joyau pop de l’album, seul et digne héritier des Let’s Go Surfing et consors, à savoir Kiss Me Again -LA feel good song de l’album. Ceux qui comme moi sont de bons clients des « Youhouuu » et « Yiihiiii » seront servis ! Tout est là pour vous filer la patate : aigus enjoués, rythme soutenu et refrain ultra-entêtant. Doo-wop power!
La suite du programme est assez dark, avec entre autres Let Me, aux paroles un brin violentes («they can go kill themselves », traitant de la maltraitance dont les homos sont victimes en Russie). Les sujets graves sont néanmoins toujours entourées de « woohoo » et autres vocalises allègres ; c’est d’ailleurs ces allers-retours incessants entre new-wave et surf music, la combinaison entre gravité du sujet et légèreté du traitement musical, qui au final fait la magie des Drums.
US National Park dénote un peu du reste de l’album, faisant penser à une petite comptine, avec un vrai focus sur la voix de Jonny.
Après une très Smithienne Deep In My Heart et une plage electro-expérimentale avec Bell Laboratories, on arrive à There Is Nothing Left, qui est à la fois noire et catchy.
Le fantôme d’un autre Smith – Elliot cette fois-ci – s’invite sur la géniale Wild Geese, qui vient clore l’album tout en douceur.
Sur ce morceau empreint de solitude et de synth-pop, Jonny se montre à la fois doux et fragile.
La plage instrumentale quasi cosmique des dernières secondes pourra éventuellement vous faire léviter si vous êtes comme moi très sensible au romantisme exacerbé du groupe.

 

Tam
Chroniqueur

Tracklist

  1. Magic Mountain
  2. I Can't Pretend
  3. I Hope Time Doesn't Change Him
  4. Kiss Me Again
  5. Let Me
  6. Break My Heart
  7. Face of God
  8. U.S. National Park
  9. Deep In My Heart
  10. Bell Laboratories
  11. There Is Nothing Left
  12. Wild Geese

La disco de The Drums