"> The Wave Pictures - City Forgiveness - Indiepoprock

City Forgiveness


Un album de sorti en chez .

7

De quoi réconcilier l'indieman avec les solos de guitare.

The Wave Pictures, c’est d’abord sept albums en huit ans, rarement bon signe… En l’occurrence, que nenni. »City Forgiveness » intervient à une étape où David Tattersall, frontman (guitare, voix) de la bande diversifie et simplifie ses riffs au profit de titres moins décousus.

Si la marque de fabrique du groupe consistait jusqu’ici , avec un grand succès, à des titres folkeux réussis ponctués de solos à la Knopfler, on perçoit dans ce nouvel opus le besoin de prise de risque. De fait,  ici, beaucoup plus d’influences a priori antinomiques : les rythmiques hawaïennes côtoient un phrasé tantôt  à la limite d’un débit hip-hop tantôt suave d’un gentil squatteur de bande FM pour hipster. Quand la musique s’emballe, on sent la présence du fantôme de Santana, la patte du Velvet, l’autisme d’un Chokebore, et des aspirations lointaines pour le heavy psyché du début 70’s aux accents floydiens. Tout cela, au lieu de virer à un banquet indigeste de lieux communs, a la force de l’authenticité artistique et quelques-uns de ces 20 titres sont de véritables perles, les autres de bons morceaux desquels on a du mal à décrocher.

La voix est très anglaise, même quand elle invective, elle garde une classe « trois pièces, chapeau melon, parapluie » : ça insiste sur les syllabes, c’est habité et flegmatique. La partie rythmique basse/batterie  semble n’être là que pour donner un prétexte à la voix et à la gratte de s’exprimer. Mais quand on y revient, la puissance des compagnons de David saute aux oreilles. Ce sont eux qui créent le contraste qui donne à The Wave Pictures son originalité dans un style effacé mais indispensable. D’ailleurs il serait dommage, voire criminel, de ne pas renouveler les écoutes, tant beaucoup de morceaux fourmillent de détails jamais superflus, jouissifs, qui confèrent à « City Forgiveness » la force d’une production musicale marquante.

En conclusion, voilà la production de très bons musiciens qui se sortent avec aisance du piège de l’album « scolaire » propre et vidé d’essence artistique. Un album contre l’intégrisme des indies comme des guitar hero addicts.

S’il ne devait rester qu’un titre (choix cornelien) : The Yellow Roses

Webmaster
  • Pas de concert en France ou Belgique pour le moment

Tracklist

  1. All My Friends
  2. Before This Day
  3. Chestnut
  4. Better to Have Loved
  5. Missoula
  6. Lisbon
  7. Red Cloud Road (Pt. 2)
  8. The Woods
  9. Whisky Bay
  10. The Yellow Roses
  11. Tropic
  12. The Inattentive Reader
  13. Shell
  14. The Ropes
  15. Narrow Lane
  16. Atlanta
  17. New Skin
  18. A Crack in the Plans
  19. Golden Syrup
  20. Like Smoke