"> L'interview de Surfer Rosa - Indiepoprock

Interview de Surfer Rosa

L'interview de Surfer Rosa

Comment vous présenter le duo Surfer Rosa sans que vous ne pensiez immédiatement au Pixies… Rien de plus simple, Lisez leur interview et vous comprendrez qu’il y a beaucoup plus à découvrir sur ce groupe que ce patronyme évocateur… Pas convaincu, découvrez notre chronique de leur dernier album, « We Take Inspiration From Your Shit », ou le live-report de leur prestation en décembre aux côtés des Dum Dum Girls, rien que ça !

1) Comment vous êtes-vous rencontrés ?
Surfer Rosa : d’un point de vue personnel lors d’un concert en 2008. C’est seulement 2 ans plus tard que le groupe a vu jour, un peu par hasard. On s’ennuyait, et on a décidé de faire une chanson pour Noël pour s’amuser. Et puis finalement, ça nous a plu et tout est allé très vite, on a fait plusieurs morceaux, on nous a proposé 2 mois plus
tard de venir jouer sur Stockholm, les concerts sont arrivés, et on a continué.

2) Surfer Rosa… une influence avouée des Pixies ?
Sébastien: une de mes principales influences quand j’ai commencé la musique.
Eva: d’ailleurs il y a quelque temps, je suis tombée sur une plate forme d’écoute où il y avait un véritable débat sur le nom. Ça date d’il y a plus de 3 ans, mais certains internautes trouvaient vraiment honteux et pas original d’avoir choisi un nom d’album culte pour un groupe aussi mauvais que nous. Quelqu’un demandait « Mais est-ce que Franck Black est au courant ? ». Il nous a retweeté il y a quelques mois, donc je ne pense pas que ça lui pose un problème. Ça nous a bien fait marrer. On ne cherche pas à faire du Pixies et ça serait drôlement prétentieux
d’y prétendre.

3) Quels sont les groupes ou artistes qui vous ont influencés ?
Surfer Rosa: plein! Les 60’s pour la surf music et le garage. Les 80’s pour le post punk et la cold wave et bien sûr le Lofi et le noisy rock des 90’s. La mouvance noise actuelle aussi.

4) Qui écrit, qui compose ?
Surfer Rosa: on fait tout ensemble. On n’a pas vraiment de règles et on s’écoute beaucoup. Si on a une idée, on la partage, on essaye de la mettre en forme et voilà.

5) Jusque là un album par an, doit-on en attendre un en 2014? Quels sont vos projets pour le futur?
Surfer Rosa: on est sans cesse dans un processus créatif donc oui c’est très probable qu’il y aura quelque chose en 2014. Après, ça prendra le temps qu’il faudra. Ça fait aussi partie des projets pour le futur de prendre notre temps et de peaufiner notre son. Et puis si tout va bien, une tournée en Avril 2014 à l’occasion de notre date pour le Printemps de Bourges.

6) Avec qui rêvez-vous de partager l’affiche et dans quel endroit mythique ?
Eva: je ne sais pas trop en fait. En terme de rêves, et je pense que Sébastien est d’accord avec moi, il ne s’agirait pas d’un groupe ou d’un endroit précis. Plutôt l’énergie d’un public, en cohérence avec le lieu ou la programmation. Tu peux jouer avec des supers groupes ou dans des lieux cultes, mais le mieux c’est quand même d’avoir une communication avec le public même s’ils sont 10 à venir t’écouter.

7) La notion de « duo » a-t-elle une signification pour vous ?
Surfer Rosa: on ne s’est jamais vraiment dit « on veut être un duo à tout prix ». Mais ça fonctionne, et tant mieux. Ça nous plaît comme ça.

8) Pourquoi avoir distribué votre premier EP via un label (NDLR : Sunny Weeks) puis être revenu à de l’autoproduction ?
Surfer Rosa: quand on a signé sur le label, le groupe avait à peine quelques mois. Mais finalement on a préféré revenir au DIY, on ne partageait pas la même politique. Bien sûr, on reste ouverts à toutes les propositions.

9) Vous êtes présents sur Spotify… Mais justement avec votre premier EP « Killin The Past ». Quelle en est la raison et que pensez-vous de ce service et de la polémique autour ?
Surfer Rosa: ah bon? On ne savait même pas. C’est l’ancien label qui a diffusé cet EP sur différentes plateformes.
Sébastien: Ce n’est pas nouveau que les groupes ont la plus fine part du gâteau, spécialement pour les « petits ».

10) Quels sont les groupes actuels que vous suivez et que vous recommanderiez à nos lecteurs ?
Surfer Rosa: cette année on a vu et revu d’excellents groupes: Chelsea Light Moving (le nouveau projet de Thurston Moore), Savages, A Place To Bury Strangers, Metz, Crocodiles, Dum Dum Girls, Holograms, The Soft Moon, Peter Kernel. Sans oublier ce super groupe de Bordeaux: JC Satan. On a hâte aussi d’aller voir Pop.1280 .

Rédacteur en chef
  • Date de l'interview 393 vues
  • Tags Surfer Rosa
  • Partagez cet article