De son passage au San Francisco Art Institute, Devendra Banhart a conservé l’esprit « grateful dead » de cette ville mythique de l’histoire du mouvement hippie. Son look cheveux longs/patte d’eph? lui a d’ailleurs valu le surnom honteusement cliché de « Jésus de la folk ». Un pied dans la folk (justement), un coude dans le psychédélisme, un doigt […]
De son passage au San Francisco Art Institute, Devendra Banhart a conservé l’esprit « grateful dead » de cette ville mythique de l’histoire du mouvement hippie. Son look cheveux longs/patte d’eph? lui a d’ailleurs valu le surnom honteusement cliché de « Jésus de la folk ». Un pied dans la folk (justement), un coude dans le psychédélisme, un doigt dans le vintage, le guitariste vient de signer ce nouvel album, un an après « Nino Rojo », preuve d’une écriture salutairement prolifique.
Quoique toujours lo-fi, « Cripple Crow » est plus accessible que ses prédécesseurs. Devendra Banhart y incorpore de nombreux instruments même si la guitare et la voix restent le c’ur de l’ouvrage. En 22 titres, il expose ses talents de compositeurs au gré de chansons à la fois simples et tripantes, parfois intimistes parfois expansives. Sa voix demeure très particulière avec son tremolo caractéristique (attention à ne pas trop en abuser?) et ses modulations chaleureuses.
Du morceau d’ouverture, Now that I Know, digne d’un album de Nick Drake, aux soyeux titres hispanisants, Santa Maria Da Feira, Quedate Luna ou Luna Margarita, en passant par l’hommage aux deux Beatles survivants, The Beatles, et les chansons folk-rock hippie, I Feel Just Like a Child, Chinese Children et Long Haired Child, « Cripple Crow » est un album foisonnant d’idées, un peu bordélique mais diablement sincère. Excellent.
- Publication 1 090 vues2 novembre 2005
- Tags Devendra BanhartXL Recordings
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