"> Shearwater - Rook - Indiepoprock

Rook


Un album de sorti en chez .

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L’histoire de Shearwater mérite d’être contée. Jonathan Meiburg et Will Sheff, deux amis, fondent Shearwater et écrivent ensemble les chansons. Les 2 acolytes officient également au sein du groupe à la renommée impressionnante, l’étrange Okkervil River. Lorsque « Palo Santo« , quatrième album de Shearwater voit le jour, les critiques sont élogieuses à l’encontre du songwriting assuré […]

L’histoire de Shearwater mérite d’être contée. Jonathan Meiburg et Will Sheff, deux amis, fondent Shearwater et écrivent ensemble les chansons. Les 2 acolytes officient également au sein du groupe à la renommée impressionnante, l’étrange Okkervil River. Lorsque « Palo Santo« , quatrième album de Shearwater voit le jour, les critiques sont élogieuses à l’encontre du songwriting assuré en totalité et pour la première fois par Meiburg. Ses envolées au piano tirent des larmes aux plus insensibles d’entre nous. Oui mais voilà, quasiment simultanément à  la sortie de « Rook », le cinquième album de Shearwater (si vous suivez toujours), Jonathan Meiburg annonce son départ de Okkervil River. On comprend alors l’élan que prend Shearwater, que son destin n’est plus d’avancer dans l’ombre de son demi-frère.Tous les ingrédients sont là pour faire place à un disque grandiose, digne des plus grandes perles de pop moderne et lyrique. « Rook » se laisse écouter comme un vol dans la peau d’un volatile, au gré des intempéries et des aventures aériennes. Après avoir passé le décevant On The Death Of The Waters faisant étrangement écho à La Dame Et La Licorne, titre d’ouverture de « Palo Santo », le reste du vol est un enchaînement de rayons de soleil perçant des nuages persistants. Chaque frottement de cordes de cuivre, notes de piano, xylophone, intervention de harpe est un ravissement pour les oreilles, une caresse. L’album est un envol au dessus des nuages, où chaque respiration de Meiburg, chaque note, est un son organique prenant aux tripes. Avec un chant toujours aussi appliqué, en hauteur, épatant de précision, Meiburg éclipse son groupe et touche du bout des ailes la perfection sur la première partie de l’album avec des titres désormais incontournables comme Rooks, Leviathan Bound, Century Eyes, et l’impressionnant Home Life.Sur l’artwork de l’album, la tracklist semble coupée en deux, comme si le voyage avait essuyé une pause avant de subir de nouveaux rebondissements. « Rook » prouve une fois de plus que le groupe est aussi à l’aise sur des balades folk (I Was A Cloud, Lost Boys) que sur des morceaux exaltants, à l’image de The Snow Leopard que Thom Yorke aurait certainement aimé écrire ou The Hunter’s Star. Le travail est poussé à son aboutissement extrême sur le morceau instrumental South Col, reprenant les bases du bruit imprévisible et berçant du carillon.Après une quarantaine de minutes, « Rook » s’avère être une pièce de génie, probablement la meilleure que le groupe ait réalisé à ce jour. La musique n’avait jamais aussi bien pris son sens.

Chroniqueur

Tracklist

  1. On The Death Of The Waters
  2. Rooks
  3. Leviathan, Bound
  4. Home Life
  5. Lost Boys
  6. Century Eyes
  7. I Was A Cloud
  8. South Col
  9. The Snow Leopard
  10. The Hunter’s Star

La disco de Shearwater