"> The Besnard Lakes - Until In Excess, Imperceptible UFO - Indiepoprock

Until In Excess, Imperceptible UFO


Un album de sorti en chez .

7

Sans être aussi redoutable que sur ses précédentes livraisons, le quatuor montréalais The Besnard Lakes délivre pourtant, dans une ambiance space-rock volontairement surnaturelle, un quatrième album d'excellente facture.

A n’en pas douter, Jace Lasek est un véritable boulimique musical. Ingénieur du son échevelé et producteur reconnu du côté de Montréal, le canadien a passé le plus clair de ces trois dernières années derrière les consoles, contribuant ainsi aux récentes collections de ses compatriotes Land Of Talk, Library Voices ou encore Suuns. Au delà d’alimenter de productions en productions, non sans une certaine constance, la foisonnante scène montréalaise, l’ami Jace peut se vanter d’en être l’un des indétrônables fleurons depuis près d’une décennie avec The Besnard Lakes. En l’espace de trois albums, le quartette et son mentor ont su forcer l’admiration générale en proposant un large spectre sonore, quelque part entre cold wave moderne (« The Besnard Lakes Are The Dark Horse », 2007) et rock progressif aux teintes psychédéliques (« The Besnard Lakes Are The Roaring Night », 2010).

Pas de révolution majeure à déplorer sur ce nouvel effort. Si l’esprit rock 70’s est toujours bien audible dans la texture artistique du groupe, sa composition semble malgré tout un peu plus distincte au regard des précédents opus. Le psychédélisme perd singulièrement de sa teneur au profit d’un space-rock élégant, soigneusement administré par des rythmiques élémentaires et un shoegaze planant à quinze mille. Hormis des percussions beaucoup moins sollicitées que par le passé, la pléthore d’instruments officiant sur ce disque (guitares, claviers, harpe, vibraphone, violons, alto, xylophone…) dominent les airs pour offrir une escapade inter-galactique tout en réverbération (The Spectre, Alamagordo). De son côté, Lasek impose sa très chic carrure vocale sur And Her Eyes Were Painted Gold  ou en alternance sur le beachboyesque Colour Yr Lights In, incarnant le parfait mélodiste tel un Brian Wilson des temps modernes. Et que dire lorsque les échos d’Olga Goreas viennent amplifier cette sensation de clarté sidérale sur des morceaux taillés à sa mesure (46 Satires, People Of The Sticks, Catalina), sorte de touche céleste dans un fracas instrumental pour le moins préoccupant. Pas extraordinaire mais presque.

Ce quatrième opus n’est probablement pas le meilleur délivré par le quatuor canadien, mais il a au moins le mérite d’apporter un supplément de dimension à une discographie jusque là parfaitement exécutée dans l’obscur et le psychotropique. Plus rutilant que ces prédécesseurs, « Until In Excess… » se révèle être un coup d’éclat accompli en toute quiétude, devant les lumières aveuglantes et autres mystères du troisième type.

 

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Tracklist

  1. 46 Satires
  2. And Her Eyes Were Painted Gold
  3. People of the Sticks
  4. The Specter
  5. At Midnight
  6. Catalina
  7. Colour Yr Lights In
  8. Alamogordo