"> Weezer - Red Album - Indiepoprock

Red Album


Un album de sorti en chez .

Finalement, c’est avec le rouge que la bande à Rivers Cuomo a choisi de succéder au vert et au bleu. Une manière pour le groupe de nous signifier qu’il souhaitait retrouver l’efficacité, la pop et l’énergie de ces albums colorés, après deux disques sympathiques mais dispensables ("Maladroit" et "Make Believe"). Et de l’efficacité, de la […]

Finalement, c’est avec le rouge que la bande à Rivers Cuomo a choisi de succéder au vert et au bleu. Une manière pour le groupe de nous signifier qu’il souhaitait retrouver l’efficacité, la pop et l’énergie de ces albums colorés, après deux disques sympathiques mais dispensables ("Maladroit" et "Make Believe"). Et de l’efficacité, de la pop et de l’énergie, Rivers Cuomo  en a à revendre et il est bien décidé à nous envoyer aux oreilles ses compositions les plus musclées et sophistiquées.

Pour preuve, les trois titres placés en ouverture constituent indéniablement les meilleurs moments d’un album qui se révèle inégal dans son ensemble.  Le percutant Troublemaker se révèle une délicieuse entrée en matière purement "Cuomesque". Après cette mise en oreille arrive l’héroïque The Greatest Man That Ever Lived, où l’on imagine bien le leader mégalo de Weezer, en bon geek qui a remplacé ses grosses lunettes par une moustache, avoir pour ambition de caser le plus de styles différents dans un seul titre. En cinq minutes, on passe de la ballade au piano, au folk, au punk, à l’opéra, pour finir par de l’emo-rock, pour un gigantesque morceau de bravoure qui a la finesse d’un caramel mou qui colle au dent : c’est un peu honteux et régressif, mais le plaisir d’écoute est indéniable. Avec Pork And Beans, Cuomo nous prouve une fois plus qu’il est toujours capable de trousser une power-pop puissante, gorgée de couplets calmes, reposant sur des riffs dépressifs et des refrains taillés à coup de power chords abrasives.

Sur le reste, Cuomo compose quelques titres plus dispensables qui n’apportent pas grand chose de nouveau à son écriture musicale. Heart Songs est une jolie ballade un peu mièvre sur les influences musicales du leader de Weezer et Dreamin’ reste un bon titre de pop incisive. Une bonne idée, les autres musiciens du groupe ont composé chacun un morceau du "Red Album" ; malheureusement ils sont aussi les plus faibles du disque. La ballade du guitariste Brian Bell (Though I Knew), la basse citant Joy Division de Scott Schriner (Cold Dark World) et l’efficacité de Patrick Wilson (Automatic) restent loin derrière le songwriting de Rivers Cuomo. Au final, ces titres laissent comme une impression d’inachevé pour un album qui démarrait pourtant sur les chapeaux de roues.

Voilà qui ne révolutionne pas vraiment la musique de Weezer, malgré quelques bonnes idées et une évidente efficacité. Pour autant on passe quelques bons moments sur ce disque d’où émerge un sentiment de franche déconnade finalement assez sympathique.

Chroniqueur
  • Publication 365 vues2 août 2008
  • Tags WeezerGeffen
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Tracklist

  1. Troublemaker
  2. The Greatest Man That Ever Lived (Variations On A Shaker Hymn)
  3. Pork And Beans
  4. Heart Songs
  5. Everybody Get Dangerous
  6. Dreamin'
  7. Thought I Knew
  8. Cold Dark World
  9. Automatic
  10. The Angel And The One
  11. Miss Sweeney
  12. Pig
  13. The Spider
  14. King

La disco de Weezer

Death to False Metal
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Hurley
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Raditude
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Red Album
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Green album
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Pinkerton
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Blue album9
90%

Blue album