"> Arman Méliès - Le Long Train Lent et les Beaux Imbéciles - Indiepoprock

Le Long Train Lent et les Beaux Imbéciles


Un album de sorti en chez .

Curieux. J?étais curieux de découvrir la première réalisation solo de ce jeune artiste sachant que, chose fort singulière au demeurant, ce mini-album concilie sans complexe folk et langue française. Il ne faut évidemment pas s?attendre à une voix sépulcrale typiquement américaine suite à la mention « disque folk » mais plutôt, dans ce cas-ci, à […]

Curieux. J?étais curieux de découvrir la première réalisation solo de ce jeune artiste sachant que, chose fort singulière au demeurant, ce mini-album concilie sans complexe folk et langue française. Il ne faut évidemment pas s?attendre à une voix sépulcrale typiquement américaine suite à la mention « disque folk » mais plutôt, dans ce cas-ci, à une voix sincère et discrète révélant des paroles oniriques accompagnées par une acoustique réduite majoritairement à son plus simple appareil.

Tout comme son homonyme George Méliès (pionnier français du cinéma), Arman Méliès dépeint en noir et blanc un monde lunaire où l?imaginaire se joint à la poésie vingt-cinq minutes durant. Sa musique, faite avec peu, apporte beaucoup à l?image du titre « Le long train lent? » improvisation charmeuse dont l?instrumentation simpliste et dénudée ajoute une touche d?intimisme à cet univers troublant et en renforce son identité. Tout au long de ce disque, on ressent tout de même une certaine retenue dans le chef de celui qui ne parle qu?aux mouettes. Somme toute, il ne laissera pas éclater ses sentiments ouvertement nous privant d?un laisser-aller qui aurait pu déchirer l?enveloppe rigide qui engourdit parfois ses chansons.

Langoureux et mélancoliquement acoustique, ce premier essai d?Arman Méliès dégage un esthétisme intéressant et audacieux qui, avec le temps, ne peut aller qu?en se bonifiant. Il vous sera donc conseillé de garder une oreille curieuse sur cette jeune pousse.

Chroniqueur