"> John Grant - Queen Of Denmark - Indiepoprock

Queen Of Denmark


Un album de sorti en chez .

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ll y a des disques que l’on découvre toujours un peu par hasard et souvent après tout le monde. C’est le cas de « Queen Of Denmark », le premier album solo de John Grant – ex Czars – que j’écoute enfin, alors que tout le monde semble avoir prêté une oreille dessus depuis belle lurette. Pourquoi […]

ll y a des disques que l’on découvre toujours un peu par hasard et souvent après tout le monde. C’est le cas de « Queen Of Denmark », le premier album solo de John Grant – ex Czars – que j’écoute enfin, alors que tout le monde semble avoir prêté une oreille dessus depuis belle lurette. Pourquoi vous en parler alors ? Et bien tout simplement parce que c’est un très beau disque, une jolie pépite pop, et peut être un beau trésor caché à venir …

John Grant, aidé par les musiciens de Midlake, réalise quelques unes des mélodies pop les plus belles et mélancoliques qu’il m’a été permis d’entendre ces derniers temps. Il suffit d’écouter TC And Honeybear, qui assure l’ouverture de ce disque, pour se rendre immédiatement compte du talent quasi-palpable de ce songwriter de génie. Il suffit à ces compositions d’une guitare acoustique vieillissante, d’un piano des plus nostalgiques et d’une voix de droopy pour immédiatement vous tirer quelques chaudes larmes …

C’est au cours de petits moments de notre vie, des petites choses, que la musique de John Grant semble prendre son ampleur. Par exemple, l’envie de rester chez soi lorsqu’il déclame ces superbes paroles sur l’immense ballade qu’est Sigourney Weaver: « I Wake up Today / The Air Was Very Strange / I couldn’t felt my skin« . Ce titre là, quand je l’ai écouté pour la première fois, j’ai cru que je l’avais déjà entendu chez Bowie ou Grandaddy, mais John Grant réussit à magnifier ce classicisme pop avec une interprétation à fleur de peau, comme si c’était la première qu’on entendait cette musique au charme suranné. Grand moment d’émotion et pincement dans la gorge, surtout avec les « toudoudous » joués sur un vieux clavier vintage, car c’est toute la filmographie de la célèbre actrice qui défile devant nous en écoutant ce morceau …

Et que dire de Chicken Bones, parfait contrepoint nerveux et pop de la mélancolie de Sigourney Weaver, surtout grâce à son refrain idéal pour les jours de colère « You’d better Fuck off now / You’d better leave alone / I’m about to explose / Just Like A Hundred Bombs« . Le reste de l’album est tout aussi beau, tout aussi touchant, comme un miroir sur notre vie, ça réchauffe le cœur et ça fait du bien. Je me souviens que je ne m’attendais pas à trouver un disque de pop aussi ourlé de velours la première fois que je m’étais mis à l’écouter …

Chroniqueur

Tracklist

  1. TC and Honeybear
  2. Marz
  3. Where Dreams Go To Die
  4. Sigourney Weaver
  5. Chicken Bones
  6. Silver Platter Club
  7. It's Easier
  8. Outer Space
  9. Jesus Hates Faggots
  10. Caramel
  11. Leopard and Lamb
  12. Queen of Denmark

La disco de John Grant