Different?


Un album de sorti en chez .

On avait laissé Fleen à la recherche d’un joueur de six-cordes (« In Search Of The Lost Six Strings ») et la réponse à la question « ont-ils trouvé leur bonheur ? » est non. C’est donc le claviériste Jérôme Doit qui s’est chargé d’empoigner les guitares pour ajouter quelques touches plus rock à la pop électronique du quatuor […]

On avait laissé Fleen à la recherche d’un joueur de six-cordes (« In Search Of The Lost Six Strings ») et la réponse à la question « ont-ils trouvé leur bonheur ? » est non. C’est donc le claviériste Jérôme Doit qui s’est chargé d’empoigner les guitares pour ajouter quelques touches plus rock à la pop électronique du quatuor nordiste.
Aucun changement radical n’est cependant à noter entre ce véritable premier album et le EP précédemment cité sorti il y a environ un an, on retrouve d’ailleurs les quatre titres qui y figuraient (« So Simple », « Velvet World », « As You Want » et « Shine Before You’re Down ») dans leurs versions originales, donc sans guitares additionnelles. Sur « Different? », Fleen a avant tout cherché à approfondir un style qui lui est cher, à savoir une pop électronique matinée de trip-hop évoquant Archive période « Take My Head ». Ainsi, « Things About You », « Child » et l’instrumentale hypnotique « Bridge » s’inscrivent dans la lignée de ce que l’on avait pu découvrir il y a un an. Mais, tout en gardant leur personnalité, les quatre musiciens ont su élargir le registre de Fleen, grâce à des compositions plus variées que dans le passé. « Hold On To Your… » montre un côté entraînant qui n’est pas sans rappeler les Cardigans en plus électro, « Long Duration » apporte une puissance et une tension que l’on ne connaissait pas à la musique de Fleen, notamment grâce à des effets sur la voix de Sandrine Bultez, et l’instrumentale « Ghost » se montre plus aventureuse et expérimentale. Quant à « 2 Worlds », elle est assurément la chanson la plus rock de l’album et possède même un parfum propre au dernier album de New Order. C’est justement là que l’on peut émettre une réserve. Le chant de Sandrine dont la fragilité est parfaitement adaptée aux titres les plus calmes, comme sur l’intimiste et apaisée « Heaven » ou le planant « Still Human », montre ses limites lorsque la musique devient plus puissante. Mais cela se travaille et le chant prendra sans aucun doute plus d’assurance dans le futur qui, on peut en être sûr, sourira à Fleen.

Chroniqueur

La disco de Fleen